- L’ouchanka : définition, histoire et différence avec la chapka classique
- Fourrure véritable vs synthétique : avantages et inconvénients
- Astrakan, renard, vison : le guide des fourrures d’ouchanka
- Tailles et morphologies : comment choisir sa taille d’ouchanka
- Ouchanka femme vs ouchanka homme : différences de style
- Entretien et conservation de votre ouchanka en fourrure
- Prix et budget : ouchanka d’entrée de gamme à luxe en 2026
- Où acheter une ouchanka authentique en France et en ligne
- Les erreurs à éviter à l’achat

L’ouchanka : définition, histoire et différence avec la chapka classique
L’ouchanka (шапка-ушанка en russe, littéralement « chapeau-à-oreilles ») est le bonnet à rabats articulables le plus emblématique de l’hiver russe. Son anatomie est simple mais ingénieuse : une calotte supérieure, deux rabats latéraux protégeant les oreilles et les joues, un rabat arrière couvrant la nuque, et un rabat frontal légèrement strucuré au-dessus du front. L’ensemble peut se porter en trois configurations : rabats relevés et noués sur le sommet (le look classique), rabats abaissés et attachés sous le menton (protection maximale par grand froid), ou rabats abaissés mais non attachés (style décontracté urbain populaire depuis les années 1990).
L’ouchanka dans sa forme moderne est officiellement adoptée par l’Armée rouge en 1940, après la désastreuse guerre d’hiver soviéto-finlandaise où les soldats soviétiques souffrirent du froid malgré leur boudionnovka — bonnet pointe très peu adapté aux températures extrêmes. Mais ses racines sont bien plus anciennes : les peuples nomades de Sibérie et d’Asie centrale portaient des coiffes à rabats en peau depuis des millénaires, et les paysans russes utilisaient le « treukh » (треух), bonnet à trois pans, depuis le XIVe siècle.
La différence avec une chapka classique est simple : la chapka désigne tout bonnement n’importe quel bonnet russe (chapka = chapeau), qu’il s’agisse d’une toque en astrakan cylindrique, d’un bonnet en mouton ou d’une ouchanka. L’ouchanka est donc un sous-type de chapka, reconnaissable uniquement à ses rabats articulables. Pour une histoire complète de ce couvre-chef et de son importance culturelle, retrouvez notre guide sur la chapka russe et ses multiples variations régionales.
Ce qu’on retient moins souvent : l’ouchanka est aussi un marqueur social. Dans la Russie soviétique, la qualité de la fourrure indiquait le rang : mouton ordinaire pour les soldats et les travailleurs, astrakan noir pour les officiers et les membres du Parti, vison ou renard bleu pour la nomenklatura. Cette stratification persiste dans l’imaginaire collectif — offrir une belle ouchanka reste aujourd’hui un geste fort qui dit quelque chose sur la considération que l’on a pour son destinataire.
Fourrure véritable vs synthétique : avantages et inconvénients
Choisir entre fourrure naturelle et synthétique pour votre ouchanka est la première décision fondamentale. Les deux options ont leurs mérites réels, et le choix dépend de vos priorités.
Les atouts de la fourrure naturelle :
La fourrure animale (mouton, lapin, renard, vison, astrakan) possède une structure microscopique unique — chaque poil est creux et emprisonne naturellement l’air, créant une isolation thermique incomparable. Une ouchanka en fourrure naturelle de qualité conserve sa chaleur même mouillée, contrairement aux fibres synthétiques qui perdent jusqu’à 50% de leurs propriétés isolantes à l’humidité. Sa durabilité est également remarquable : bien entretenue, une ouchanka en fourrure naturelle dure 15 à 30 ans et peut se transmettre en héritage. L’aspect tactile — la douceur dense du vison, la légèreté frisée de l’astrakan, la chaleur du renard — est aussi un plaisir sensoriel difficile à reproduire synthétiquement.
Les atouts de la fourrure synthétique :
Les meilleures imitations actuelles (microfibre longue, polyester haute densité, tissu sherpa) offrent un rendu visuel très proche de la fourrure naturelle, avec des performances thermiques suffisantes pour les hivers d’Europe de l’Ouest (-5°C à -15°C). Elles résistent mieux à la pluie sans se tacher, se nettoient facilement (brossage ou essuyage avec un chiffon humide), ne nécessitent aucun traitement anti-mite, et sont bien plus accessibles financièrement (30 à 80 euros contre 120 à 600 euros). Pour les personnes sensibles aux questions éthiques liées à l’industrie de la fourrure, c’est naturellement l’option à privilégier.
La règle pratique : si vous vivez en France et cherchez une ouchanka pour des hivers typiquement atlantiques ou continentaux, une synthétique haut de gamme suffit amplement. Si vous voyagez régulièrement dans des pays à hivers rigoureux (Russie, Canada, Scandinavie, montagne à haute altitude), la fourrure naturelle s’impose.

Astrakan, renard, vison : le guide des fourrures d’ouchanka
Comprendre les différentes fourrures disponibles est essentiel pour acheter en connaissance de cause. Voici un panorama des principales matières utilisées pour les chapkas et ouchankas de qualité.
Astrakan (karakul — agneau persan) : c’est la fourrure la plus aristocratique des chapkas russes. L’astrakan provient de l’agneau karakul originaire d’Asie centrale (Ouzbékistan, Afghanistan, Karakalpakstan), dont la toison forme des boucles serrées caractéristiques juste après la naissance. Le résultat est une fourrure d’aspect frisé, très dense et peu volumineuse, avec un lustre satiné unique. Les couleurs naturelles vont du noir pur au gris ardoise en passant par le beige doré. L’astrakan est léger mais extrêmement résistant — les ouchankas en karakul de qualité ont une durée de vie de 20 à 40 ans. Prix : 120 à 350 euros.
Mouton retourné (doublure agneau) : le mouton retourné (peau avec la laine orientée vers l’intérieur, cuir visible à l’extérieur) est la matière la plus courante dans les ouchankas de milieu de gamme. Chaud, solide, imperméable côté cuir — c’est le bon compromis qualité/prix pour la majorité des acheteurs. Attention : la qualité varie énormément selon l’origine et le tannage. Un mouton retourné de qualité présente une laine dense, sans zone chauve, et un cuir souple sans rigidité. Prix : 70 à 150 euros.
Lapin : populaire pour les ouchankas d’entrée de gamme et de milieu de gamme, le lapin offre une douceur remarquable mais une durabilité plus limitée (3 à 8 ans selon l’usage). La fourrure de lapin est légère et soyeuse, mais elle « pelote » avec le temps et peut s’abîmer à l’usure. Bonne option pour un usage occasionnel ou pour les enfants. Prix : 50 à 120 euros.
Renard : la fourrure de renard (renard polaire blanc ou argenté, renard roux ou renard bleu) est la plus volumineuse et la plus spectaculaire visuellement. Une ouchanka en renard, avec ses longs poils denses, est une pièce de mode assumée autant qu’un équipement thermique. Elle offre une isolation exceptionnelle même par -30°C. Le renard polaire blanc ou argenté est le plus précieux. Prix : 150 à 400 euros.
Vison : le haut du panier des fourrures d’ouchanka. Le vison (mink) est réputé pour sa légèreté extrême, sa douceur incomparable et son lustre naturel. Une ouchanka en vison est souvent portée plus comme un bijou que comme un équipement thermique — bien qu’elle soit parfaitement fonctionnelle. Le vison scandinave (Finlande, Danemark) et le vison canadien sont les plus estimés. Prix : 200 à 600 euros.
Mouton de Mongolie (Tibet lamb) : fourrure aux longues mèches ondulées, plus légère que l’astrakan et très tendance dans les collections de mode depuis les années 2010. Chaleureuse mais sensible à l’humidité — à éviter si vous l’exposez à la pluie régulièrement. Prix : 100 à 250 euros.
Tableau comparatif des fourrures d’ouchanka
| Fourrure | Prix | Durée de vie | Isolation thermique |
|---|---|---|---|
| Fausse fourrure premium | 35-80 € | 5-8 ans | Bonne jusqu’à -15°C |
| Lapin | 50-120 € | 3-8 ans | Correcte, peu résistante à l’usure |
| Mouton retourné | 70-150 € | 10-15 ans | Très bonne, imperméable côté cuir |
| Mouton de Mongolie | 100-250 € | 8-12 ans | Bonne, sensible à l’humidité |
| Astrakan (karakul) | 120-350 € | 20-40 ans | Excellente, léger et dense |
| Renard | 150-400 € | 15-25 ans | Exceptionnelle, jusqu’à -30°C |
| Vison | 200-600 € | 15-20 ans | Très bonne, plus esthétique que thermique |
À retenir : plus une fourrure est fine et dense (astrakan, vison), plus elle est légère à volume égal — contrairement à l’intuition qui associe souvent chaleur et épaisseur visible. C’est la structure du poil, pas son volume apparent, qui détermine l’isolation réelle.
Tailles et morphologies : comment choisir sa taille d’ouchanka
Contrairement aux bonnets en tricot extensibles, l’ouchanka en fourrure est une pièce structurée qui ne s’adapte pas à votre tête — il faut donc mesurer avec précision.
La méthode de mesure :
Prenez un centimètre souple (ou un bout de ficelle que vous mesurerez ensuite), placez-le en bandeau sur votre front, légèrement au-dessus des sourcils, passez-le au-dessus des oreilles, et faites-le rejoindre sur la nuque. Notez le tour de tête en centimètres. C’est votre taille de référence.
Correspondances de tailles (fabricants russes et européens) :
- 54-55 cm → Taille S (équivaut à un chapeau français taille 54/55)
- 56-57 cm → Taille M
- 58-59 cm → Taille L
- 60-61 cm → Taille XL
- 62 cm et plus → Taille XXL (commander sur mesure chez un artisan)
Conseils par morphologie :
Pour un visage ovale ou long, une ouchanka avec des rabats légèrement arrondis et une calotte pas trop haute est la plus flatteuse — elle équilibre les proportions sans allonger encore le visage. Pour un visage rond, choisissez une calotte légèrement plus haute et des rabats plus anguleux — ils créent une verticalité qui équilibre. Pour un visage carré, les ouchankas aux rabats bien cousus et à la calotte arrondie adoucissent les angles.
Un détail souvent négligé : vérifiez que les rabats latéraux atteignent exactement le bas de vos oreilles lorsqu’ils sont abaissés. Trop courts, ils ne protègent pas ; trop longs, ils tombent bizarrement. Sur les bonnes ouchankas, ce réglage est intégré dans la coupe — les fabricants sérieux proposent plusieurs longueurs de rabats sur les grandes tailles.
Ouchanka femme vs ouchanka homme : différences de style
La coupe de l’ouchanka a longtemps été unisexe — dans la tradition militaire soviétique, tous portaient le même modèle. Mais depuis les années 1990, les créateurs russes ont développé des lignes distinctes pour les femmes.
Pour approfondir les différences stylistiques entre les modèles féminins et masculins, notre guide tout savoir sur la chapka russe présente toutes les variantes régionales et contemporaines.
L’ouchanka masculine classique :
La coupe masculine se caractérise par une calotte plus large et plus plate, des rabats droits et légèrement plus longs, et une construction robuste priorité à la fonctionnalité. Les couleurs traditionnelles sont le gris (mouton karakul gris), le brun (mouton lainé naturel ou vison brun), et le noir (astrakan noir, vison noir, mouton noir). Les modèles militaires authentiques portent souvent une insigne ou une étoile sur le rabat frontal. Pour approfondir les vêtements traditionnels masculins russes, consultez notre guide des vêtements russes pour homme.
L’ouchanka féminine contemporaine :
Les ouchankas féminines modernes jouent davantage sur les proportions et les matières : calottes plus petites et plus arrondies, rabats légèrement plus étroits qui dégagent la mâchoire, matières plus douces (mouton de Mongolie, lapin teinté, fausse fourrure longue) et gamme de couleurs élargie (blanc, caramel, rose poudré, cognac, gris perle). Certains modèles intègrent des éléments décoratifs absents du modèle militaire : broderies, perles, rubans satinés, ou des fourrures contrastées sur la calotte et les rabats. Les grandes maisons russes comme Chapurin ou Zarina proposent des collections d’ouchankas féminines qui font le pont entre la tradition slave et la mode contemporaine.
L’ouchanka mixte (unisex) :
En France et en Europe, la tendance mixte domine le marché : des ouchankas à la coupe neutre, portées aussi bien par des hommes que des femmes, souvent en fausse fourrure de couleur naturelle. Ces modèles offrent le look slave sans trop de référence militaire — un équilibre apprécié hors de la culture russe.

Entretien et conservation de votre ouchanka en fourrure
Une ouchanka en fourrure naturelle, bien entretenue, peut durer une vie entière. Les mauvais réflexes l’abîment en une saison. Voici les règles d’entretien essentielles.
Pour découvrir le contexte culturel complet de cet accessoire, lisez l’interview d’une historienne sur les origines de l’ouchanka qui retrace son évolution depuis les steppes médiévales jusqu’aux podiums actuels.
Au quotidien :
Ne jamais poser votre ouchanka sur un radiateur ou près d’une bouche d’air chaud — la chaleur sèche dessèche le cuir et fragilise les coutures. Si elle est mouillée par la pluie ou la neige, secouez-la délicatement, retirez l’excès d’eau en tapotant avec un linge propre, puis laissez-la sécher naturellement à température ambiante, posée à plat ou sur un support rond (pas sur un cintre — cela déformerait la calotte). Ne la séchez jamais avec un sèche-cheveux.
Après chaque utilisation, brossez délicatement la fourrure dans le sens du poil avec une brosse à fourrure douce ou une brosse à poils naturels. Cela élimine les poussières, réaligne les poils et prévient l’apparition de zones ternes ou feutrées.
Pour les petites taches localisées (graisse, nourriture), utilisez un chiffon légèrement humide en tamponnant doucement — ne pas frotter. Pour les taches plus importantes, confiez la pièce à un professionnel.
Stockage en basse saison :
En fin d’hiver, avant de ranger votre ouchanka pour les mois chauds :
- Brossez-la soigneusement pour éliminer toutes poussières.
- Placez-la dans une housse respirante en coton ou en mousseline — jamais en plastique qui crée de la condensation et favorise la moisissure.
- Ajoutez un sachet naturel anti-mite à base de cèdre, de lavande ou de romarin. Évitez les boules de naphtalène qui dégagent des vapeurs toxiques et peuvent jaunir certaines fourrures claires.
- Rangez dans un endroit frais, sec, à l’abri de la lumière directe.
- Vérifiez une fois par trimestre qu’aucune moisissure n’apparaît.
Le nettoyage professionnel :
Pour les ouchankas en fourrure de qualité (astrakan, vison, renard), un passage chez un fourreur professionnel tous les 3 à 5 ans est fortement recommandé. Le fourreur effectuera un nettoyage à sec adapté à la fourrure, un traitement hydratant du cuir (pour éviter la dessiccation), un lustrage de la fourrure, et pourra réparer les petits dommages (coutures, lâchers de poils) avant qu’ils ne s’aggravent. Coût : 40 à 120 euros selon la taille et le type de fourrure. Un investissement très rentable sur une pièce à 200-500 euros.
Pour les ouchankas en fourrure synthétique :
Les règles sont beaucoup plus simples. La plupart des modèles en fausse fourrure de qualité supportent un lavage à la main à l’eau froide avec un détergent doux (gel douche ou shampoing). Séchez toujours à plat, jamais à la machine à laver. Brossez dans le sens du poil après séchage pour éviter l’aspect feutré. Certains modèles en microfibre simple peuvent passer en machine à 30°C en programme délicat — vérifiez l’étiquette.
Parmi les ressources en ligne sur la mode et les vêtements russes, les guides de netrussie.com sur les vêtements russes contemporains offrent des conseils complémentaires sur l’entretien des accessoires russes modernes.
Prix et budget : ouchanka d’entrée de gamme à luxe en 2026
Le marché de l’ouchanka en 2026 est à la fois très large et très disparate en termes de qualité. Voici un guide de prix réaliste pour vous aider à calibrer votre budget.
Entrée de gamme (30-80 euros) :
Les ouchankas à moins de 80 euros sont presque exclusivement en fausse fourrure, avec quelques exceptions en lapin de qualité basique. Dans cette gamme, visez des modèles avec une calotte bien construite (pas de zones fines), des coutures renforcées aux points de stress, et une doublure intérieure chaude (molleton ou satin épais). Évitez les imitations trop bon marché (moins de 20 euros) qui perdent leur aspect en 2-3 saisons.
Milieu de gamme (80-180 euros) :
La zone idéale pour un très bon rapport qualité/prix. À ce budget, vous accédez aux vraies fourrures de lapin de qualité, aux ouchankas en mouton retourné solide et bien tanné, et aux fausses fourrures premium à fort pouvoir isolant. Les artisans russes établis en France proposent souvent leurs modèles dans cette fourchette, avec une construction à la main supérieure à la production industrielle.
Haut de gamme (200-400 euros) :
Renard, astrakan de qualité, vison d’entrée de gamme. À ce niveau, la pièce est un investissement sur 15-20 ans. Les artisans et les boutiques spécialisées offrent parfois la personnalisation (choix de la couleur, ajout d’insigne, broderie) dans cette gamme.
Luxe (400-800 euros et plus) :
Vison scandinave ou canadien de première qualité, renard bleu polaire, astrakan rare (couleurs naturelles inhabituelles comme le brun-doré ou le gris perle). Ces pièces sont des œuvres de pelleterie artisanale. Certains ateliers moscovites ou pétersbourgeois proposent des ouchankas sur mesure avec des combinaisons de fourrures et des ornements (broderie cyrillique, insigne en métal précieux) atteignant plusieurs milliers d’euros.
Récapitulatif des budgets par gamme
| Gamme | Prix | Matières typiques | Durée de vie estimée |
|---|---|---|---|
| Entrée de gamme | 30-80 € | Fausse fourrure, lapin basique | 3-8 ans |
| Milieu de gamme | 80-180 € | Lapin qualité, mouton retourné, fausse fourrure premium | 8-15 ans |
| Haut de gamme | 200-400 € | Renard, astrakan, vison d’entrée de gamme | 15-25 ans |
| Luxe | 400-800 €+ | Vison scandinave/canadien, renard bleu polaire, astrakan rare | 20-40 ans |
Où acheter une ouchanka authentique en France et en ligne
Le marché de l’ouchanka en France en 2026 s’est structuré autour de plusieurs circuits de qualité inégale.
Boutiques spécialisées en artisanat russe à Paris :
Quelques boutiques parisiennes importent directement des ouchankas en fourrure naturelle depuis Moscou, Saint-Pétersbourg ou Kazan. Les adresses sérieuses proposent toujours une certification de l’origine (étiquette du fabricant russe), un certificat CITES pour les fourrures exotiques, et un service de conseil personnalisé. Ces boutiques se concentrent dans le quartier du Marais, autour des ambassades, ou dans les arrondissements à forte communauté russe (8e, 16e). Demandez toujours à voir la doublure intérieure et les coutures avant d’acheter.
Marchés et foires culturelles slaves :
Les associations culturelles russes organisent régulièrement des marchés saisonniers (avant Noël, avant Maslennitsa en mars) où des vendeurs importent directement des pièces artisanales russes, parfois à des prix très attractifs. Ces circuits informels permettent parfois de trouver des ouchankas de grande qualité à des prix raisonnables, car les vendeurs n’ont pas les charges d’une boutique fixe.
Commandes directes auprès de fourreurs russes (en ligne) :
Plusieurs fourreurs russes et biélorusses expédient en Europe. Avant de commander, vérifiez les avis, demandez des photos supplémentaires de la pièce souhaitée, et assurez-vous que le vendeur peut produire les documents douaniers appropriés pour les fourrures naturelles (l’importation en France est légale mais requiert certaines déclarations douanières pour les espèces CITES). Les délais de livraison depuis Moscou ou Saint-Pétersbourg sont de 2 à 4 semaines.
Grands sites de mode ethnique :
Plusieurs plateformes spécialisées dans la mode slave et est-européenne proposent des ouchankas authentiques avec paiement sécurisé et retour possible. Filtrez par matière (fourrure naturelle / synthétique) et par origine (artisan russe vs production industrielle). Les ouchankas vendues avec des avis de clients vérifiés et des photos détaillées (coutures, doublure, étiquette fabricant) sont généralement fiables.
Pour compléter votre tenue hivernale russe avec d’autres pièces authentiques, découvrez notre guide des cadeaux russes artisanaux qui répertorie les meilleures catégories d’artisanat slave disponibles en France. Pour les voyageurs, RussieVoyage.fr guide vers les meilleures adresses de fourreurs à Moscou et Saint-Pétersbourg.
Les erreurs à éviter à l’achat
Le marché des ouchankas souffre du même problème que l’artisanat russe en général : une masse d’imitations médiocres noyant les pièces authentiques.
Erreur n°1 : Confondre astrakan véritable et imitation astrakan
L’astrakan karakul véritable (agneau persan) a des boucles fines et serrées, un toucher légèrement huileux et un poids plus dense qu’il n’y paraît. Beaucoup de vendeurs appellent « astrakan » des fourrures synthétiques frisées ou même du mouton frisé de mauvaise qualité. Pour vérifier : soufflez légèrement sur la fourrure — sur un vrai astrakan, les boucles s’écartent légèrement et révèlent la peau dessous, bien collée et dense. Sur une imitation, les fibres sont trop uniformes ou s’écartent de manière non naturelle.
Erreur n°2 : Ignorer la doublure intérieure
La qualité de la doublure d’une ouchanka est un excellent indicateur de l’ensemble. Une bonne doublure est en satin épais ou en maille molletonnée, bien fixée aux coutures sans se décoller, sans coutures visibles qui gratteraient le front. Une doublure bon marché fine comme du papier, déjà décollée sur les bords, trahit une construction d’ensemble médiocre.
Erreur n°3 : Acheter une taille trop petite
Dans le doute, prenez la taille au-dessus. Une ouchanka trop petite serre les tempes et devient rapidement inconfortable — et une fourrure en fourrure naturelle n’a quasi aucune élasticité. À l’inverse, une ouchanka légèrement grande peut se porter avec un bonnet intérieur en laine pour l’hiver le plus rigoureux.
Erreur n°4 : Négliger la qualité des attaches
Les cordons, boutons ou velcro qui permettent de fixer les rabats en position relevée sont la première chose à vérifier — ce sont les points de rupture classiques sur les ouchankas de mauvaise qualité. Vérifiez qu’ils sont solides, bien cousus, et que les rabats tiennent bien en position relevée sans se décrocher.
Erreur n°5 : Se laisser séduire par un prix trop bas
Une ouchanka en mouton retourné de qualité ne peut pas coûter moins de 70 euros. En dessous de ce prix, la fourrure est soit synthétique de mauvaise qualité, soit du lapin peu traité qui s’abîmera en quelques mois. Si vous voulez une vraie ouchanka en fourrure naturelle pour un budget limité, visez les occasions : une bonne ouchanka usagée en bon état vaut toujours mieux qu’une mauvaise neuve.
Erreur fréquente : confondre la brillance de la fourrure avec sa qualité. Un poil trop brillant et parfaitement uniforme est souvent le signe d’un traitement chimique de surface destiné à masquer une fourrure de qualité médiocre — la vraie fourrure naturelle présente toujours de légères irrégularités de reflet d’un poil à l’autre.
Questions frequentes
L'ouchanka est un type spécifique de chapka caractérisé par ses deux rabats articulables pour les oreilles (ouchi en russe) et un rabat arrière pour la nuque. Le terme chapka désigne plus généralement tout couvre-chef russe (étymologie : шапка = chapeau). Toutes les ouchankas sont des chapkas, mais toutes les chapkas ne sont pas des ouchankas — une toque ou un bonnet russe sans rabats est aussi une chapka.
Une ouchanka en fausse fourrure de haute qualité (microfibre longue ou polyester premium) protège efficacement jusqu'à -15°C, soit une performance comparable à une ouchanka en mouton ou en lapin. En revanche, les ouchankas en fourrure naturelle d'astrakan, de renard ou de vison restent supérieures pour des températures inférieures à -20°C grâce à leur isolation naturelle par emprisonnement d'air dans la structure même du poil. Pour une utilisation urbaine en France, une bonne fausse fourrure est parfaitement suffisante.
Pour trouver votre taille, mesurez le tour de tête avec un centimètre souple au niveau du front, juste au-dessus des oreilles. Divisez ce chiffre par 3,14 pour obtenir le diamètre, puis référez-vous au tableau des fabricants : 54-55 cm = S, 56-57 cm = M, 58-59 cm = L, 60-61 cm = XL. L'ouchanka doit tenir fermement sur la tête sans pincer les tempes, avec les rabats latéraux qui atteignent exactement le bas des oreilles.
Ne jamais machine-laver une ouchanka en fourrure naturelle. En cas de mouillage, la laisser sécher naturellement à l'abri de toute source de chaleur directe (pas de radiateur, pas de sèche-cheveux). Brosse la fourrure dans le sens du poil avec une brosse douce après séchage. Ranger en basse saison dans une housse respirante avec un sachet anti-mite naturel (cèdre ou lavande). Un nettoyage professionnel chez un fourreur est recommandé tous les 3-5 ans pour les pièces haut de gamme.
Les prix varient selon la matière : ouchanka en fausse fourrure de qualité entre 35 et 80 euros, en mouton ou en lapin entre 70 et 150 euros, en astrakan (karakul) entre 120 et 350 euros, en vison entre 200 et 600 euros, en renard entre 150 et 400 euros. Les ouchankas militaires russes authentiques vintage (estampillées armée soviétique) se négocient entre 80 et 200 euros chez les collectionneurs.



