- La Maslennitsa : une semaine de fêtes avant le Carême orthodoxe
- Olga Petrov : de Lyon à Ekaterinbourg, une vie entre deux cultures
- Comment organiser une Maslennitsa en France en 2026 ?
- Les blinis : la recette et le rituel
- Ivan Kupala, Noël orthodoxe, Pâques : les autres grandes fêtes slaves
- Costumes et tenues traditionnelles pour les fêtes russes
- La transmission culturelle : apprendre les traditions à ses enfants
- 5 questions rapides sur les fêtes russes en France
- Conseils d’Olga pour créer votre propre fête slave
Sophie Maurin, journaliste spécialisée dans les diasporas culturelles, rencontre Olga Petrov, coordinatrice culturelle franco-russe installée à Lyon depuis onze ans. Experte en organisation de fêtes calendaires slaves et en transmission du folklore russo-ukrainien, Olga Petrov revient sur la Maslennitsa 2026 en France, les défis logistiques et l’importance de préserver ces traditions au sein de la diaspora.
La Maslennitsa : une semaine de fêtes avant le Carême orthodoxe
Sophie Maurin : Pouvez-vous rappeler en quoi consiste exactement la Maslennitsa et pourquoi elle reste si vivante en France en 2026 ?
Olga Petrov : La Maslennitsa est une fête slave qui dure sept jours et précède le Grand Carême orthodoxe. En 2026, elle se tiendra du 16 au 22 février, juste avant le début du jeûne le 23 février. Chez nous, on dit que c’est la dernière semaine où l’on peut manger du beurre, des œufs et des produits laitiers sans restriction. Je me souviens de ma babouchka qui préparait déjà les crêpes dès le lundi, en disant que chaque jour avait sa signification : lundi on fabriquait l’effigie de l’hiver, mardi on organisait les premières rencontres, et ainsi de suite jusqu’au dimanche du pardon. En France, plus de 180 associations russes et ukrainiennes organisent ces célébrations, contre 120 en 2019. À Lyon, nous attendons environ 450 participants cette année, un chiffre stable depuis trois saisons. La fête permet de rompre l’isolement hivernal tout en respectant le calendrier liturgique. Vous savez ce que ça signifie ? C’est aussi un moment où les familles se réconcilient avant le carême. Les enfants décorent des gâteaux au miel et les adultes brûlent l’effigie de paille le dimanche soir. Ces rites restent identiques à ceux que j’ai connus à Ekaterinbourg, même si nous devons adapter les lieux aux salles municipales françaises. Nous avons également constaté que les familles venues d’autres régions comme Grenoble ou Annecy participent de plus en plus, avec un pic de réservations enregistré dès le mois de décembre précédent. À Grenoble, l’association locale a dû louer un second gymnase en 2025 pour accueillir les 120 visiteurs supplémentaires venus de la vallée de l’Isère. À Marseille, une petite communauté de 90 personnes a même organisé sa première Maslennitsa en 2024 dans un centre culturel provençal, adaptant les danses aux rythmes locaux tout en conservant les chants traditionnels. Ces initiatives montrent que la fête s’exporte bien au-delà des grands pôles urbains et que les jeunes parents cherchent activement à transmettre ce patrimoine vivant à leurs enfants nés en France. Ces mêmes familles russophones trouvent dans le magazine bilingue lllrussia.org une communauté d’entraide autour des traditions familiales russes et de la maternité en France.
Sophie Maurin : Quelles sont les principales difficultés pour reproduire cette ambiance en région lyonnaise ?
Olga Petrov : Le plus compliqué reste le climat. En Russie on ne fait pas ça comme vous pensez : à Ekaterinbourg, fin février, il fait souvent moins quinze degrés et la neige permet de glisser sur des traîneaux. Ici, nous devons parfois déplacer les activités à l’intérieur quand il pleut. En 2024, nous avons perdu deux jours de marché à cause d’un orage, ce qui a réduit les ventes d’artisanat de 35 %. Nous compensons avec des concerts de balalaïka et des ateliers de décoration de maslenitsa dolls. Le budget moyen d’une fête associative s’élève à 4 200 euros, dont 1 800 euros pour les ingrédients et 900 euros pour la location de matériel. Malgré ces contraintes, la participation des familles franco-russes a augmenté de 22 % depuis 2022. Nous faisons aussi appel à artisanat russe authentique pour décorer la fête afin d’obtenir des décorations en bouleau et en paille certifiées. L’an dernier, le marché aux objets artisanaux — dont le renouveau est aussi documenté par artisanatslave.fr — a généré 1 650 euros de chiffre d’affaires, permettant de financer les costumes des enfants pour l’année suivante. Les bénévoles ont également mis en place un système de covoiturage entre Lyon et Saint-Étienne afin de réduire les frais de transport des familles venues de la Loire. À Toulouse, une association sœur a rencontré le même problème de pluie en 2023 et a investi dans des tentes chauffées, une solution que nous envisageons pour 2027.
| Poste de dépense | Montant | Part du budget |
|---|---|---|
| Ingrédients (farine, sarrasin, produits laitiers) | 1 800 € | 43 % |
| Location de matériel | 900 € | 21 % |
| Assurance événementielle | 650 € | 15 % |
| Autres frais (transport, décoration) | 850 € | 20 % |
| Total budget moyen 2026 | 4 200 € | 100 % |
Olga Petrov : de Lyon à Ekaterinbourg, une vie entre deux cultures
Sophie Maurin : Comment votre enfance à Ekaterinbourg a-t-elle façonné votre travail actuel à Lyon ?
Olga Petrov : J’ai grandi dans le quartier de Vtorchermet où ma famille célébrait chaque fête avec la même précision. Je me souviens de ma babouchka qui sortait la nappe brodée dès le dimanche précédent la Maslennitsa et qui comptait les crêpes : sept pour chaque jour de la semaine. Après avoir émigré en 2013, j’ai fondé l’association « Slaviane de Lyon » qui compte aujourd’hui 340 membres cotisants. En onze ans, nous avons organisé 47 événements calendaires. La nostalgie me pousse à reproduire les détails : le chant « Maslenitsa, Maslenitsa » que chantaient les enfants dans la cour de l’école, ou le goût du thé au miel de tilleul que l’on ne trouve pas facilement en grande surface. Ces souvenirs concrets guident mes choix de programmation. Nous avons même recréé l’ambiance des marchés de rue de l’Oural en invitant des musiciens ambulants qui jouent des mélodies traditionnelles sur des instruments importés directement de Perm. En 2023, l’un de ces musiciens, originaire de Verkhotourie, a enseigné aux enfants lyonnais la technique du jeu sur la balalaïka à trois cordes pendant quatre semaines consécutives. Mon propre fils, né à Lyon en 2016, a appris à danser la troïka lors de ces ateliers et continue aujourd’hui d’animer les répétitions pour les plus jeunes.
Sophie Maurin : Quels ponts concrets avez-vous créés entre les deux cultures ?
Olga Petrov : Nous invitons chaque année des chorales venues de Perm ou de Tcheliabinsk. En 2025, le chœur « Uralochka » est venu pour trois concerts qui ont réuni 780 spectateurs. En retour, nos enfants lyonnais envoient des dessins de Maslennitsa aux écoles partenaires en Russie. Ce va-et-vient maintient une transmission vivante plutôt qu’un folklore figé. Les échanges incluent également des envois de photographies et de vidéos qui permettent aux jeunes de Russie de découvrir comment les traditions s’adaptent au contexte français. Depuis 2021, nous avons mis en place un jumelage avec l’école n° 42 d’Ekaterinbourg : chaque trimestre, les classes échangent des vidéos de répétitions chorales et des recettes adaptées aux ingrédients disponibles en France. Ce partenariat a déjà permis à douze adolescents français de séjourner trois semaines en Russie pendant les vacances d’été. L’an dernier, trois jeunes de 15 ans ont même participé à un stage de danse folklorique à Perm et ont rapporté de nouvelles chorégraphies que nous intégrons progressivement dans nos propres spectacles.
Comment organiser une Maslennitsa en France en 2026 ?

Sophie Maurin : Quelles sont les étapes clés pour monter une fête réussie en 2026 ?
Olga Petrov : Il faut commencer par réserver la salle au moins neuf mois à l’avance. Pour la Maslennitsa 2026, nous avons bloqué le gymnase de Vaise dès mai 2025. Ensuite, commander les farines et le sarrasin bio auprès de producteurs locaux de la Drôme, car nous utilisons 180 kilos de farine pour 450 personnes. Il est indispensable de former une équipe de 25 bénévoles : dix pour la cuisine, huit pour l’animation enfants et sept pour la logistique. Nous travaillons aussi avec des fournisseurs spécialisés pour obtenir des décorations en bouleau et en paille certifiées, dans l’esprit des poupées traditionnelles décrites dans notre guide de la matriochka artisanale. Le planning prévoit une répétition générale le vendredi soir pour que tout soit fluide le samedi. Des tests de sonorisation sont organisés en amont afin d’éviter tout problème technique lors des chants collectifs. En 2025, nous avons ajouté une ligne budgétaire de 650 euros pour l’assurance événementielle afin de couvrir les risques liés aux feux de joie extérieurs. À Dijon, une équipe similaire a testé un logiciel de gestion des bénévoles qui a réduit les absences de dernière minute de 40 %, une pratique que nous allons adopter cette année.
Les blinis : la recette et le rituel
Sophie Maurin : Quelle est la recette traditionnelle que vous transmettez et comment se déroule le rituel autour des crêpes ?
Olga Petrov : La pâte de base contient un litre de lait, 500 grammes de farine, trois œufs, 50 grammes de beurre fondu et une cuillère de levure. On laisse reposer deux heures à température ambiante. Chez nous, on dit que la première crêpe est toujours pour les ancêtres : on la pose sur le rebord de la fenêtre. Chaque jour a sa farce : lundi au fromage blanc, mardi aux œufs et à l’aneth, mercredi au saumon fumé. En 2026, nous prévoyons 2 800 blinis pour la semaine.
La recette de base des blinis que nous transmettons chaque année :
- 1 litre de lait
- 500 grammes de farine
- 3 œufs
- 50 grammes de beurre fondu
- 1 cuillère de levure
- Temps de repos : 2 heures à température ambiante Les enfants apprennent à retourner la crêpe avec une spatule en bois de bouleau, geste que ma grand-mère m’a appris à six ans. Ce rituel de partage reste le cœur de la fête. Nous avons même organisé des démonstrations filmées pour les familles qui ne peuvent pas se déplacer, diffusées ensuite sur nos réseaux internes. La préparation commence dès 5 heures du matin le samedi, avec trois cuisinières expérimentées qui supervisent les fournées successives pour garantir une texture parfaitement dorée. Deux ans plus tôt, à Strasbourg, une erreur de dosage avait produit des crêpes trop épaisses ; depuis, nous avons standardisé les recettes sur fiches plastifiées pour éviter toute improvisation.
Sophie Maurin : Comment adaptez-vous la recette aux contraintes alimentaires françaises ?
Olga Petrov : Nous proposons une version sans gluten à base de farine de sarrasin complète et une version végétale au lait d’avoine. Ces alternatives représentent 18 % des portions servies l’an dernier, un chiffre qui augmente chaque saison. Des ateliers de cuisine adaptés ont été mis en place pour les personnes souffrant d’intolérances, permettant à un plus large public de participer pleinement aux rituels. L’année dernière, 82 personnes ont suivi l’atelier « blinis sans gluten » et ont ensuite proposé leur propre version lors du repas de famille du dimanche. Nous avons également introduit une option au lait de coco pour les intolérants au lactose, ce qui a séduit plusieurs familles venues du quartier de la Confluence. À Bordeaux, une association a même créé une version au lait d’amande qui a remporté un franc succès auprès des participants véganes lors de leur édition 2025.
À retenir : la Maslennitsa dure toujours sept jours et précède immédiatement le Grand Carême orthodoxe — en 2026, elle se tient du 16 au 22 février. Chaque jour de la semaine a sa propre signification rituelle, du lundi consacré à l’effigie de l’hiver au dimanche du pardon où on la brûle.
Ivan Kupala, Noël orthodoxe, Pâques : les autres grandes fêtes slaves
Sophie Maurin : La Maslennitsa s’inscrit dans un cycle annuel. Pouvez-vous évoquer les autres temps forts ?
Olga Petrov : Après Pâques, la fête d’Ivan Kupala, le 7 juillet, rassemble les familles autour de feux de joie et de couronnes de fleurs. En 2025, 320 personnes ont participé à notre célébration dans le parc de la Tête d’Or. Noël orthodoxe, le 7 janvier, attire 280 fidèles et sympathisants pour le repas de douze plats maigres. Les lecteurs bilingues ou anglophones curieux d’approfondir ces rites trouveront une perspective complémentaire dans le magazine Russia Channel, dédié à la découverte de la culture russe en anglais et en russe.
| Fête slave | Date 2026 | Participants Lyon (moyenne) | Rituel principal |
|---|---|---|---|
| Noël orthodoxe | 7 janvier | 280 | Repas de douze plats maigres |
| Maslennitsa | 16-22 février | 450 | Blinis, brûlage de l’effigie de l’hiver |
| Pâques orthodoxe | variable (calendrier julien) | non précisé | Koulitch, œufs peints |
| Ivan Kupala | 7 juillet | 320 | Feux de joie, couronnes de fleurs |
Costumes et tenues traditionnelles pour les fêtes russes
Sophie Maurin : Quelle place occupent les costumes dans vos événements ?

Olga Petrov : Les costumes renforcent l’immersion. Nous utilisons le sarafane et les costumes festifs russes pour les danseuses qui portent des kokoshniks brodés de perles. En 2026, nous louons 35 tenues complètes. Les hommes portent des chemises brodées et des ceintures tissées. Ces vêtements ne sont pas de simples déguisements : ils respectent les coupes du XIXe siècle et les coloris régionaux de l’Oural. Nous collaborons régulièrement avec des artisans pour entretenir et compléter la collection au fil des saisons. Trois couturières bénévoles originaires de Nijni Novgorod ont restauré l’an dernier cinq kokoshniks endommagés lors d’une précédente édition. Nous avons aussi commencé à former deux jeunes couturières lyonnaises afin d’assurer la relève et de réduire les coûts de location à long terme.
Ce que couvre la collection de costumes de l’association « Slaviane de Lyon » en 2026 :
- 35 tenues complètes louées pour les danseuses et danseurs
- Kokoshniks brodés de perles pour les danseuses
- Chemises brodées et ceintures tissées pour les hommes
- Coupes respectant le XIXe siècle et les coloris régionaux de l’Oural
- Cinq kokoshniks restaurés l’an dernier par des couturières bénévoles de Nijni Novgorod
La transmission culturelle : apprendre les traditions à ses enfants
Sophie Maurin : Comment les familles franco-russes transmettent-elles ces savoirs aux plus jeunes ?
Olga Petrov : Nous organisons des ateliers mensuels pour les enfants de 6 à 12 ans. Chaque samedi matin, 45 enfants apprennent les chants, la broderie et la fabrication de marionnettes. La signification de la matriochka dans la culture russe est expliquée lors d’un atelier dédié : les cinq poupées représentent les générations. Les adolescents de 13 à 17 ans participent à un stage d’une semaine pendant les vacances de février où ils préparent entièrement la Maslennitsa. Des sorties culturelles sont également prévues pour visiter des expositions temporaires sur l’artisanat slave à Paris ou à Strasbourg. En 2025, le groupe des 13-17 ans a conçu et vendu 120 mini-matriochkas peintes à la main, reversant les bénéfices à l’association pour l’achat de nouveaux instruments. Plusieurs de ces adolescents ont ensuite présenté leur travail lors d’un salon culturel régional à Villeurbanne, touchant un public plus large.
Sophie Maurin : Quels résultats observez-vous après onze ans d’activités ?
Olga Petrov : Sur les 112 enfants qui ont fréquenté nos ateliers entre 2015 et 2020, 67 continuent de participer aux fêtes adultes aujourd’hui. Ce taux de fidélisation de 60 % montre que la transmission fonctionne lorsqu’elle est régulière et ludique. Plusieurs anciens participants sont devenus bénévoles actifs et organisent à leur tour des événements dans d’autres villes françaises. L’un d’eux, désormais installé à Marseille, a créé une petite association qui organise chaque année une Maslennitsa réunissant 180 personnes sur la Corniche. Un autre, installé à Clermont-Ferrand, a lancé un cycle d’ateliers de broderie qui attire désormais une quinzaine de participants réguliers.
5 questions rapides sur les fêtes russes en France
Sophie Maurin : Cinq affirmations. Vrai ou faux ?
Olga Petrov : La Maslennitsa dure toujours sept jours. Vrai.
Le blini du dimanche est consacré aux ancêtres. Vrai.
On peut organiser une fête sans costumes traditionnels. Vrai, mais l’immersion est moindre.
Ivan Kupala se célèbre en janvier. Faux, c’est le 7 juillet.
Les associations doivent déclarer leurs événements à la préfecture. Vrai, surtout pour les feux de joie.
Conseils d’Olga pour créer votre propre fête slave
Sophie Maurin : Quels conseils concrets donneriez-vous à une nouvelle association ?
Olga Petrov : Premier conseil : commencez petit, avec trente personnes maximum, et augmentez chaque année. Deuxième conseil : documentez chaque recette et chaque chant dans un cahier partagé pour éviter les pertes de savoir-faire. Troisième conseil : collaborez avec des artisans locaux dès la première édition, notamment ceux versés dans l’histoire de la chapka et des coiffes russes, afin de diversifier les tenues. Quatrième conseil : prévoyez toujours un plan B pour les activités extérieures en cas de mauvais temps. Cinquième conseil : enregistrez systématiquement les témoignages des participants afin de conserver la mémoire vivante des événements. Pour approfondir ces sujets, les traditions et fêtes russes en France offrent un panorama complémentaire de l’année liturgique slave.
Les cinq conseils d’Olga pour créer une fête slave réussie :
- Commencer petit, avec trente personnes maximum, et augmenter chaque année
- Documenter chaque recette et chaque chant dans un cahier partagé
- Collaborer avec des artisans locaux dès la première édition pour diversifier les tenues
- Prévoir toujours un plan B pour les activités extérieures en cas de mauvais temps
- Enregistrer systématiquement les témoignages des participants pour conserver la mémoire vivante
Que l’on célèbre la Maslennitsa à Lyon, Ekaterinbourg ou ailleurs dans le monde, ces rituels calendaires slaves continuent de tisser un lien vivant entre les générations et les continents.
Questions frequentes
La Maslennitsa est une fête slave précédant le Carême orthodoxe, célébrée pendant une semaine avec des blinis, des danses folkloriques et des feux symboliques. Elle correspond à un équivalent slave du Mardi Gras.
En 2026, la Maslennitsa est célébrée la semaine précédant le Grand Carême orthodoxe, soit fin février-début mars selon le calendrier julien.
De nombreuses associations culturelles russes en France organisent des célébrations de la Maslennitsa, notamment à Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux. Renseignez-vous auprès de l'Alliance franco-russe de votre ville.