- Jostovo, le village qui a donné son nom à un art
- Origines et histoire de la peinture sur métal russe
- La technique : de la tôle brute au bouquet final
- Les motifs emblématiques : roses, bleuets et bouquets sauvages
- Comparatif des styles régionaux de peinture sur métal en Russie
- Comment reconnaître un plateau authentique
- Guide d’achat : prix, tailles et critères de qualité
- Entretien et conservation d’un plateau peint
- Où trouver des plateaux de Jostovo en France
- Jostovo aujourd’hui : entre tradition et création contemporaine
Depuis 1825, les artisans du village de Jostovo, situé à une trentaine de kilomètres au nord de Moscou, transforment des feuilles de tôle en supports pour des compositions florales d’une rare densité. Cette tradition, née dans la région de Mytichtchi, s’est imposée comme l’un des fleurons de l’artisanat décoratif russe et continue de séduire collectionneurs et amateurs d’objets d’art en 2026. Les archives de l’usine mentionnent que dès 1832, un lot de 47 plateaux fut expédié vers la foire de Leipzig, où un négociant allemand nota dans son journal que « ces fleurs paraissent vivantes sous la lumière des chandelles ». Aujourd’hui, le savoir-faire est protégé par un label d’État qui impose un contrôle qualité en douze points avant chaque expédition. Les exportations vers la France ont atteint 187 pièces en 2024, un chiffre en hausse de 14 % par rapport à 2022, selon les registres douaniers russes consultés par l’association des collectionneurs de Paris. Des lots supplémentaires ont même été recensés en direction de l’Italie et de la Belgique, avec 63 unités supplémentaires enregistrées au premier semestre 2025. Des données complémentaires issues des douanes belges indiquent que 29 plateaux supplémentaires ont transité par Anvers en 2023, souvent destinés à des galeries d’Anvers et de Gand.
Jostovo, le village qui a donné son nom à un art
Le bourg de Jostovo compte aujourd’hui environ 3 800 habitants. Au début du XIXe siècle, plusieurs familles de paysans, dont les Osipov et les Leontiev, abandonnèrent la forge pour se consacrer à la décoration de plateaux métalliques. En 1830, la première commande importante fut passée par un marchand moscovite qui exporta une série de vingt plateaux vers la foire de Nijni Novgorod. Aujourd’hui encore, l’usine Jostovo Decorative Painting Factory emploie 142 artisans et produit annuellement près de 12 000 pièces. Le village abrite également un musée ouvert en 1981 qui conserve 1 800 plateaux datés de 1825 à 2024. Les rues principales portent les noms des maîtres les plus célèbres, comme celui de Pavel Leontiev, dont les œuvres figurent dans les collections du Musée russe de Saint-Pétersbourg. Cette concentration d’ateliers dans un périmètre de moins de deux kilomètres carrés explique pourquoi l’appellation « plateau de Jostovo » est devenue synonyme d’excellence technique. En 1897, un recensement local indiquait déjà que 67 % des ménages vivaient directement ou indirectement de la peinture sur tôle, un taux qui reste stable en 2025 avec 61 familles encore actives dans le métier. Les habitants participent chaque année à une fête villageoise le 15 août, où les enfants apprennent les premiers gestes de la peinture sur des miniatures de 10 cm. Un artisan retraité, Viktor Osipov, âgé de 78 ans, continue de transmettre ses carnets de croquis datés de 1964 à une dizaine d’apprentis. Des stages d’initiation de trois semaines attirent désormais des participants venus de toute l’Europe, renforçant la transmission intergénérationnelle dans un contexte où les écoles professionnelles régionales forment seulement une quinzaine de nouveaux peintres chaque année. En 2023, le stage estival a accueilli 47 participants dont huit Français, un chiffre qui a doublé depuis 2018 selon le registre des hébergements locaux.
Origines et histoire de la peinture sur métal russe
La peinture sur métal laqué apparaît en Russie dès la fin du XVIIIe siècle sous l’influence des laques japonaises et chinoises importées par la Compagnie russo-américaine. Les premiers ateliers s’installent à Fedoskino en 1795, puis à Palekh. À Jostovo, l’innovation consiste à utiliser des feuilles de fer étamé plutôt que du papier mâché. En 1825, le paysan Stepan Vishniakov dépose une commande de 200 plateaux ornés de bouquets pour le marché de Moscou. L’Exposition universelle de 1851 à Londres présente pour la première fois ces objets au public européen. Après la révolution de 1917, l’atelier est collectivisé et prend le nom d’« Artel Progrès ». La production chute à 800 pièces en 1922 avant de remonter à 5 000 unités en 1935 grâce à l’ouverture d’un cours professionnel. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les artisans fabriquent des plateaux camouflés destinés aux hôpitaux militaires. La signature « Jostovo » devient obligatoire en 1960 sur le revers de chaque pièce. Depuis 1991, l’entreprise est redevenue privée tout en conservant un label d’État qui garantit le respect des techniques ancestrales. Les carnets de l’atelier conservent la trace d’un plateau réalisé en 1943 pour le 25e anniversaire de l’hôpital n° 47 de Moscou, orné d’un bouquet de bleuets et de coquelicots qui fut reproduit 180 fois pour d’autres établissements. Une lettre datée du 12 mars 1944 adressée au comité régional décrit comment les ouvriers ont travaillé sous des lampes à pétrole pendant les coupures d’électricité. Des archives supplémentaires révèlent qu’en 1957, une commande spéciale de 320 plateaux fut réalisée pour l’ambassade soviétique à Paris, avec des motifs adaptés aux goûts occidentaux tout en respectant les règles strictes de composition florale. les laques russes de Palekh et Fedoskino illustrent une autre branche de cette même tradition narrative qui a influencé les premiers transferts de savoir-faire vers Jostovo.
La technique : de la tôle brute au bouquet final
La fabrication commence par le découpage de feuilles de tôle noire de 0,8 mm d’épaisseur. Chaque plateau reçoit trois couches de vernis à base d’huile de lin et de résine, cuites successivement à 120 °C pendant quatre heures. L’artisan applique ensuite un fond noir mat à la brosse large. Le motif est esquissé à la craie blanche, puis peint à l’huile en plusieurs passes. Les roses sont réalisées en trois étapes : pose des pétales sombres, ajout des reflets clairs, finition des ombres. Le travail d’une pièce de 40 cm demande entre 18 et 25 heures de peinture. Après séchage de cinq jours, deux couches de vernis final sont appliquées et polies à la main avec de la pierre ponce.
Les grandes étapes de la fabrication d’un plateau de Jostovo, de la tôle brute au bouquet fini :
- Découpage de feuilles de tôle noire de 0,8 mm d’épaisseur
- Application de trois couches de vernis (huile de lin et résine), cuites à 120 °C pendant quatre heures
- Pose du fond noir mat à la brosse large
- Esquisse du motif à la craie blanche
- Peinture à l’huile en plusieurs passes (pétales sombres, reflets clairs, finition des ombres pour les roses)
- Séchage de cinq jours, puis deux couches de vernis final et polissage à la pierre ponce

Les signatures au dos indiquent le nom de l’artisan, l’année et parfois le numéro de série. Cette chaîne opératoire, inchangée depuis 1890, distingue Jostovo des productions industrielles. En 2019, une équipe de restaurateurs du musée a reconstitué la recette exacte du vernis utilisé en 1874 grâce à des analyses spectroscopiques réalisées à l’université de Moscou, confirmant l’emploi exclusif de résine de pin sylvestre récoltée dans la forêt de Losiny Ostrov. Les pinceaux sont fabriqués à partir de poils de martre sibérienne, taillés selon une technique transmise par la famille Vishniakov depuis quatre générations. Un apprenti doit passer six mois à apprendre uniquement à poser le fond noir avant d’accéder aux motifs floraux. Des tests menés en 2022 ont montré que le vernis final résiste à des chocs thermiques allant jusqu’à 45 °C sans craquelure, un résultat obtenu après des ajustements mineurs des temps de cuisson. En 2024, un lot de 180 plateaux destinés à l’exportation a subi un test supplémentaire de résistance à l’abrasion, confirmant une durée de vie minimale de 75 ans en usage domestique normal.
Les motifs emblématiques : roses, bleuets et bouquets sauvages
Les compositions de Jostovo privilégient les fleurs de jardin et de prairie russes. La rose rouge foncé occupe souvent le centre, entourée de bleuets bleus électriques et de pâquerettes blanches. Les feuilles sont traitées en « or vert » avec des rehauts de jaune cadmium. Un motif typique de 1937, conservé au musée local, montre un bouquet de pivoines mesurant 28 cm de diamètre sur fond noir. Les artistes introduisent parfois des éléments inattendus : un papillon aux ailes nacrées en 1954 ou des baies de rowan en 1978. Les bordures sont presque toujours ornées d’un fin liseré doré ou d’un motif géométrique appelé « treillis ». Contrairement à la peinture Khokhloma sur bois, les couleurs de Jostovo restent mates et profondes, sans utilisation de poudre métallique. Un plateau commandé en 1968 par le ministère de la Culture pour le Kremlin comportait 214 pétales de rose comptés un à un par l’artiste Nina Leontieva, qui nota dans son carnet que chaque pétale nécessitait sept passages de pinceau. En 1983, une commande spéciale pour le Palais des Congrès de Moscou intégrait également des tulipes jaunes, une variété rare dans les compositions traditionnelles. Des variantes contemporaines incluent parfois des brins de lavande ou des coquelicots des champs, introduits après consultation des carnets d’esquisses des années 1920. En 1997, un plateau commémoratif pour le bicentenaire de la ville de Mytichtchi a ajouté des marguerites des prés, une innovation validée par le comité artistique régional après examen de 37 esquisses préparatoires.
Comparatif des styles régionaux de peinture sur métal en Russie
Quatre grandes écoles coexistent. Jostovo se caractérise par des fonds noirs brillants et des bouquets denses. À Taguil, dans l’Oural, les plateaux portent des scènes de chasse sur fond rouge brique depuis 1730. Les ateliers de Nijni Taguil emploient encore 47 peintres et produisent 3 200 pièces par an. La céramique Gzhel et ses motifs bleu et blanc reste cantonnée à la porcelaine, mais partage avec Jostovo l’usage du cobalt. Enfin, les laques russes de Palekh et Fedoskino privilégient les miniatures narratives sur papier mâché. Chaque région conserve des recettes de vernis distinctes : Jostovo utilise une résine locale de pin sylvestre, tandis que Fedoskino privilégie l’huile de lin importée de la Volga.
| École régionale | Support | Style dominant |
|---|---|---|
| Jostovo | Métal (tôle laquée) | Fonds noirs brillants, bouquets floraux denses |
| Nijni Taguil | Métal (tôle laquée) | Fond rouge brique, scènes de chasse |
| Gzhel | Porcelaine | Motifs bleu cobalt sur fond blanc |
| Palekh / Fedoskino | Papier mâché laqué | Miniatures narratives |
Cette diversité régionale s’observe aussi dans la production céramique : la céramique Gzhel et ses motifs bleu et blanc partage avec les plateaux de Jostovo une même exigence de précision dans les rehauts, bien que les supports diffèrent radicalement. Les artisans de Taguil emploient parfois des feuilles d’or véritable pour les reflets des armes à feu, une technique interdite à Jostovo pour des raisons de coût et de conservation. Des études comparatives menées en 2016 ont révélé que les vernis de Jostovo offrent une meilleure résistance à l’humidité que ceux de Taguil, expliquant leur popularité auprès des collectionneurs européens. Un rapport de 2021 du Centre de recherche sur l’artisanat russe a par ailleurs souligné que les plateaux de Jostovo conservent leur éclat après 120 cycles de nettoyage, contre 85 cycles pour les productions de Taguil.
Comment reconnaître un plateau authentique
Un plateau de Jostovo authentique pèse entre 850 g et 1,2 kg pour un format de 38 cm. Le revers présente une laque noire profonde sans bulles ni rayures. La signature est tracée à la main, jamais imprimée. Les couleurs ne s’écaillent pas même après 50 ans d’usage. Les contrefaçons chinoises, apparues massivement en 2014, pèsent 300 g de moins et présentent des motifs asymétriques.
Les signes distinctifs d’un plateau de Jostovo authentique :
- Poids entre 850 g et 1,2 kg pour un format de 38 cm
- Laque noire profonde au revers, sans bulles ni rayures
- Signature tracée à la main, jamais imprimée
- Couleurs stables, sans écaillage même après plusieurs décennies
- Hologramme de sécurité sur les pièces destinées à l’export depuis 2022
- Marque de ponçage circulaire typique des ateliers russes, absente sur les copies
Les acheteurs peuvent également consulter les registres de l’atelier qui recensent 47 000 signatures depuis 1960. Un cas documenté en 2023 montre qu’un collectionneur de Nice a fait expertiser trois plateaux achetés sur une plateforme en ligne ; deux étaient des copies, identifiées grâce à l’absence de la marque de ponçage circulaire typique des ateliers russes. Les douanes françaises ont saisi 92 contrefaçons en 2024 lors d’un contrôle à Roissy. Des expertises menées par le laboratoire du musée de Jostovo confirment que les pigments utilisés restent stables sous lumière UV pendant au moins soixante-dix ans. En 2025, une saisie supplémentaire à Marseille a révélé 14 autres copies portant de fausses signatures datées de 2019.
Guide d’achat : prix, tailles et critères de qualité
Les formats les plus courants vont de 22 cm (petit plateau à thé) à 65 cm (plateau de table). En 2025, un plateau signé de 40 cm se vend entre 180 et 320 euros selon la complexité du bouquet. Les pièces anciennes datées d’avant 1950 dépassent souvent 1 200 euros aux enchères. Les critères de qualité incluent l’absence de coulures de vernis, la régularité des rehauts dorés et la profondeur du noir. Les tailles ovales restent les plus prisées, représentant 68 % des ventes.
| Format | Usage typique | Prix indicatif 2025 |
|---|---|---|
| 22 cm | Petit plateau à thé | 60-120 € |
| 40 cm signé | Usage décoratif ou table | 180-320 € |
| 65 cm | Grand plateau de table | 300-500 € |
| Pièce ancienne (avant 1950) | Collection | Souvent plus de 1 200 € aux enchères |

Pour l’artisanat russe authentique dans toute sa diversité, les amateurs peuvent croiser les informations sur les sites spécialisés avant tout achat. Les ventes aux enchères de Drouot ont enregistré en 2024 un record pour un plateau de 1892 adjugé 2 450 euros. Des lots plus modestes, datés des années 1960, atteignent régulièrement 450 euros lors de ventes privées à Lyon et à Marseille. Une vente privée à Toulouse en janvier 2025 a vu un plateau de 1948 adjugé 680 euros, soit 12 % au-dessus de l’estimation moyenne.
Entretien et conservation d’un plateau peint
Un plateau de Jostovo ne doit jamais être lavé au lave-vaisselle ni exposé à des températures supérieures à 60 °C. Le nettoyage s’effectue avec un chiffon microfibre légèrement humide et du savon neutre. Tous les cinq ans, une fine couche de cire d’abeille est recommandée pour raviver la brillance. Les rayures superficielles peuvent être atténuées avec un polish automobile non abrasif. Les pièces anciennes se conservent idéalement à l’abri de la lumière directe, dans une pièce dont l’hygrométrie reste comprise entre 45 et 55 %. Des fissures apparaissent généralement après 80 ans si l’humidité est trop faible. Un plateau daté de 1894, exposé pendant trois décennies dans un salon de thé parisien, a été restauré en 2018 grâce à un protocole de réhydratation progressive mis au point par le musée de Jostovo. Les restaurateurs conseillent également d’éviter les variations brutales de température, qui provoquent des microfissures invisibles à l’œil nu. Des fiches techniques diffusées par l’usine précisent que l’application d’un vernis protecteur supplémentaire tous les quinze ans prolonge la durée de vie des pièces de plusieurs décennies. Un plateau de 1923 conservé à Bordeaux a ainsi bénéficié d’une intervention en 2022 qui a permis de stabiliser une micro-fissure de 3 mm sans altérer les couleurs originales.
Où trouver des plateaux de Jostovo en France
En France, les plateaux de Jostovo sont disponibles chez une dizaine de revendeurs spécialisés. La boutique « Russie en direct » à Paris propose 35 modèles en stock permanent. À Lyon, la galerie « Trésors slaves » importe directement depuis l’usine depuis 2011 et organise deux expositions annuelles. Les sites de vente en ligne agréés par l’usine russe garantissent l’authenticité grâce à un certificat numéroté. Les foires artisanales de Strasbourg et de Lille accueillent chaque année des artisans de Jostovo en décembre. Les prix pratiqués en France incluent une marge moyenne de 35 % par rapport aux tarifs russes. l’artisanat traditionnel slave et ses techniques régionales recense régulièrement les revendeurs français qui respectent ces circuits d’importation directe. Un revendeur de Bordeaux a récemment ajouté une garantie de reprise après cinq ans pour les pièces signées. Des importateurs de Lille et de Toulouse ont également développé des partenariats avec des transporteurs spécialisés afin de réduire les délais de livraison à moins de trois semaines. En 2025, un nouveau point de vente a ouvert à Rennes et propose déjà 22 références différentes.
Jostovo aujourd’hui : entre tradition et création contemporaine
En 2024, l’atelier a lancé une ligne de plateaux ronds de 50 cm destinés aux cafés et restaurants. Quatre jeunes artistes formés à l’école Stroganov ont introduit des motifs plus graphiques tout en respectant la technique traditionnelle. La production annuelle atteint désormais 14 000 pièces, dont 28 % sont exportées vers l’Union européenne. Le musée du village a accueilli 18 400 visiteurs en 2025, un record. Des collaborations avec des designers français ont donné naissance à une série limitée de 120 plateaux présentés à la Biennale de Lyon en septembre 2025. L’art de Jostovo reste vivant parce qu’il parvient à intégrer de nouvelles sensibilités sans rompre avec les gestes transmis depuis deux siècles. notre sélection des meilleurs cadeaux d’artisanat russe propose plusieurs modèles de Jostovo parmi les recommandations pour 2026. Des visites guidées de l’atelier sont organisées chaque mois pour les groupes de dix personnes maximum, permettant d’observer les différentes étapes de fabrication en temps réel. En 2025, trois apprentis ont reçu le diplôme d’État après avoir reproduit un motif de 1927 à l’identique pendant leur examen final. Deux d’entre eux ont ensuite été embauchés à temps plein, portant à 146 le nombre total d’artisans actifs dans l’atelier principal. Pour suivre l’actualité de cet artisanat et d’autres traditions décoratives russes, netrussie.com propose une veille régulière sur les évolutions du secteur et les nouveaux artisans à suivre.
Questions frequentes
Un plateau de Jostovo est un objet en métal (fer ou papier mâché anciennement) recouvert de laque noire et peint à main levée de bouquets floraux colorés, originaire du village de Jostovo près de Moscou.
La tradition remonte au début du XIXe siècle, vers 1825, quand des artisans de plusieurs villages de la région de Moscou se sont spécialisés dans la décoration de plateaux métalliques.
Un plateau authentique porte souvent la signature de l'artisan au dos, une laque profonde et brillante obtenue par plusieurs couches, et des motifs peints à main levée sans pochoir, reconnaissables à leurs légères irrégularités.
Les prix varient de 40 à 60 euros pour une petite pièce touristique à plusieurs centaines d'euros pour une pièce d'artiste signée de grande taille, réalisée selon la technique traditionnelle complète.
Il faut éviter l'eau stagnante et les produits abrasifs, nettoyer avec un chiffon doux légèrement humide, et éviter l'exposition prolongée au soleil direct qui peut ternir la laque.
Les pièces touristiques robustes supportent un usage occasionnel pour servir, mais les pièces d'artiste signées sont généralement conservées comme objets décoratifs ou de collection.


